Vision crépusculaire, jour et nuit s’entrelacent, le ciel sombre dans l’immensité aquatique, opaque et brusque…
Bref instant où deux états successifs du temps semblent devenir deux domaines limités de l’espace…
Alors, seule la lumière, rubiconde, répond, lame de feu,
ondulant à la surface des flots
Voila que reprennent ces vagues qui cognent et résonnent au plafond de nos nuits
érodant les ombres fugitives de notre Histoire...
La lune crisse sur le granit d’un calvaire.
La mer sent la nuit, elle halète…
Vague attente, vagues latentes
Face à l’océan, ces rochers, veilleurs de pierres,
ravinés, ont mis un genou à terre.
Face à l’océan, ces casemates, sentinelles de béton,
déséquilibrées, ont chu.
Les marins, à contre jour, funambules incertains, errent sur la crête des vagues ;
A contre courant(et contre...toute...attente), l’Homme, frêle statue du commandeur, oscille sur l’arrête des côtes…
On ne vit pas ici, on passe (au souffle du noroît)
Haleine boréale, labyrinthique aurore
Goutte à mot, route que coûte
Méharée qui voit sourdre l’Homme…
Mélopée du clapotis berçant la côte, étale,
nourrissant de ses embruns la lande assoupie…
Nous frissonnons, l’armérie maritime point.
Bref instant où deux états successifs du temps semblent devenir deux domaines limités de l’espace…
Alors, seule la lumière, rubiconde, répond, lame de feu,
ondulant à la surface des flots
Voila que reprennent ces vagues qui cognent et résonnent au plafond de nos nuits
érodant les ombres fugitives de notre Histoire...
La lune crisse sur le granit d’un calvaire.
La mer sent la nuit, elle halète…
Vague attente, vagues latentes
Face à l’océan, ces rochers, veilleurs de pierres,
ravinés, ont mis un genou à terre.
Face à l’océan, ces casemates, sentinelles de béton,
déséquilibrées, ont chu.
Les marins, à contre jour, funambules incertains, errent sur la crête des vagues ;
A contre courant(et contre...toute...attente), l’Homme, frêle statue du commandeur, oscille sur l’arrête des côtes…
On ne vit pas ici, on passe (au souffle du noroît)
Haleine boréale, labyrinthique aurore
Goutte à mot, route que coûte
Méharée qui voit sourdre l’Homme…
Mélopée du clapotis berçant la côte, étale,
nourrissant de ses embruns la lande assoupie…
Nous frissonnons, l’armérie maritime point.
Cornen
Pour le 26 février 2007.