Dans les vapeurs
du petit matin,
Il pleure
des ombres ;
Larmes de boue
gisant sur le pavé mordoré,
Humanité foulée,
silence acidulé...
On les sait marchant,
tempes bourdonnantes
Au temps aliénant,
horloge galopante…
Leurs pores résonnent
du gong des heurts,
Hâves de misère
on ne les distingue pas de leur labeur…
Ils approchent,
on les pressent…
La pluie rouille leurs yeux
sous ce plafond de terre…
Floués aux ventres des usines-cathédrales,
certains encore espérent
Leurs poings d’honneur ferrés
à s’en briser les chaires…
Cornen
Le 25 août 2007
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