dimanche 22 avril 2007

Isaac...

Sa respiration décrue,
Pour devenir le souffle rauque qui plût
Aux esprits de la nuit,
Qui, eux aussi, vinrent à ses pieds meurtris ;

Il frémit, et dans un ultime effort,
Il pleura, la rage, le désespoir;
Qui des mois durant fut son seul réconfort,
Ainsi, il s’écroula en crachant goutte à goutte son sang noir.

La tâche oblongue sur sa tempe s’élargissait
Eclaboussant de « quête-stion » notre absurdité
Et il mourut un singulier sourire aux lèvres dessiné :
Assassiné.

Cornen
De décembre 1993 à avril 2007.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

tres beau poeme bien que sombre ... pourquoi Isaac ?

Cornen a dit…

Merci de m'avoir lu et questionné...
L'idée d'écrire ce texte m'est venu en pensant aux jeunes hommes sacrés et sacrifiés(à l'image d' Isaac) lors des différents conflits de par le monde et le temps...
Lorsque l'absurde devient crimminel.