vendredi 5 janvier 2007

A toi...à nous...

A toi, qui fut humble mais valeureux,

Qui n’a pas craint de devenir…


A toi, qui avançait, nomadisait, théâtralisait,

Toutes tes marches étaient spirituelles et faisaient cercle (triskell)


A nous, qui faisons partie de tes traces,

Tu offres cette liberté, silencieuse et éphémère, que le temps altère

Mais qui se rejoue en nous


A nous, qui rêverons longtemps encore dans les empreintes de tes pas effacés

Qui flottent désormais sur la lande lampaulaise comme un encens marin


A toi qui est parti, rien n’est changé…

Même si plus rien n’est pareil…


A toi, dont la mort rappelle la vie,

D’insulaire version singulière… bonté


A nous, qui sommes envahis de toi,

Petite pensée constante qui embrasse le quotidien.


A nous, tu passes le flambeau avec ce message :

Agissez comme si le prochain pas était le dernier, ce qu’il est


Au temps, qui laisse le passé exister au présent,

Il n’existe d’ailleurs que tant qu’il n’est pas passé,


A moi ! J’écoute le bruit que fait le temps et

J’entends en écho son reflet, l’espace, parler de ton absence…


Cornen

Pour le 18 août 2006.

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